PARIS DUBAI BANGKOK

En décalage horaire avant le départ, longues heures à l’aéroport, au bout du quai G ressemble à un insecte géant. Fou rire au portique : un grand jeune homme, douanier de son état, fait de grands sourires à F, un passeport à la main, F lui rend son sourire, il lui fait un clin d’œil et puis ce passeport c’est le sien et le sourire et le clin d’œil…. c’est pour l’oubli !

Etoiles de Noël à Dubaï

Etoiles de Noël à Dubaï

Long long voyage, du plaisir entre Paris et Dubaï, à l’aise dans l’ A 380, Dubaï vaste étendue de lumières trop bien rangées, nous arpentons l’aéroport, grouillant de monde entre minuit et 3 h du matin, dans une frénésie d’achats un peu écœurante, plus dur le vol entre Dubaï et Bangkok avec un petit déjeuner immédiatement après le décollage aux alentours de 4 h du matin et un sommeil capricieux balloté par quelques turbulences.

Bangkok bruyante et anarchique, à peine entrevue à travers nos regards fatigués, une odeur récurrente d’eau croupie, les sacs de sable et les murets de parpaings élevés à la hâte, des jeunes gens un foulard sur le visage et une pelle à la main, chargés de faire le grand ménage de la ville mise à mal par les inondations.

En descendant du taxi, V pour éviter d’agressifs escaliers traverse au péril de sa vie la rue à la circulation frénétique qui longe l’Immfusion Hotel que nous avions réservé pour la nuit.

arrivée à l'hôtel de remplacement...

arrivée à l’hôtel de remplacement…

Le malheur des uns fait le bonheur des autres, l’hôtel que nous avons réservé est réquisitionné pour les sinistrés et nous sommes transférés sans bourse délier, en taxi, pour un plus grand, plus beau, plus central qui sera doux à nos corps fatigués !

Nous errons un peu, indécis, cédant à l’appel d’un massage que nous imaginions relaxants et qui se transforme sous la poigne de délicates jeunes filles en une sensation proche du supplice, ah dénouer les nœuds du voyageur, tergiversons pour le diner, trop épuisés nous choisissons un pas loin, pas cher et notre soupe de canard aux nouilles s’avère bien goûteuse pour ses 55 baths (1,25 €). Je m’égare au 5ème étage de l’imperium building pour trouver un petit dessert qui comblera notre désir de sucré, patate douce un peu rance et bananes frites, un petit entremet au lait de coco dans lequel baignent des petites billes de couleur pastel, à la provenance incertaine.

Anges de Noël à Bangkok

Anges de Noël à Bangkok

Nous rentrons au radar, à l’aveuglette, pour nous coucher et sombrer, écrasés de fatigue.

Bangkok, le premier jour

La journée a commencé en douceur et en gourmandise, après une longue nuit réconfortante, abondance de fruits délicieux, viennoiseries, oeufs et fromage : de quoi affronter les transports en commun et la visite des temples !

Le skytrain glisse entre les buildings et semble planer sur les maisons, les marchés et les rues encombrées de taxis aux couleurs vives, jaune, bleu, fuschia, de tuk tuk bariolés, de motos intrépides. Il nous amène jusqu’à l’embarcadère et le riverboat express nous emmène sur la rivière gonflée de détritus, une eau saumâtre aux bords de laquelle s’embourbent des masures, des petits commerces, toute une vie grouillante entre les splendeurs des temples et la hardiesse clinquante des buildings de luxe.

Les pieds géants du Boudha Couché au Wat Pho

La première visite est celle du  temple du Boudha couché, d’or entièrement revêtu.  Il existe une entrée payante pour les touristes et une petite porte latérale permettant l’entrée aux locaux, qui viennent en famille saluer avec ferveur ce majestueux géant au sourire ravi.

Petite musique magique des piécettes que croyants et touristes font tinter une à une en les jetant dans les vasques à offrande.

Boudha n’est pas seul, des dizaines de statues étincelantes serrent les rangs alentours. Le Palais Royal, repeint de neuf  pour l’anniversaire imminent du Roi, rivalise de brillance et d’éclat, stupas et temples tapissés de minuscules miroirs multicolores, arrogantes statues (les Kinaree, moitié humain moitié oiseau), toute une imagerie clinquante et joyeuse.

La petite fille aux offrandes

La petite fille aux offrandes

Les préparatifs de la fête pour l’anniversaire du roi battent leur plein, flonflons et grigris, commerces de trois fois rien et cantines de rue sont pavoisés, l’effigie de son altesse est partout, en photo, en peinture, des autels couverts d’offrandes à ses pieds.

Pavoisé pour le Roi

Pavoisé pour le Roi

l'art de la sieste (tuk tuk)

l’art de la sieste (tuk tuk)

L'art de la sieste (sous le regard bienveillant de bouddha démultiplié)

L’art de la sieste (sous le regard bienveillant de bouddha démultiplié)

Pour retrouver le Chao praya express nous nous égarons dans un de ces petits marchés au bord du fleuve, qui l’a envahit. Dédales vaillamment défendus à coup de sacs de sable, sur lesquels nous circulons, dans une pénombre à l’odeur fétide, incertains sur l’issue de ce labyrinthe, que nous trouvons enfin, soulagés.

Mais du débarcadère, la vision des bateaux navigant tous vers la direction opposée à celle que nous devons prendre, nous plonge dans des abimes de perplexité… Nous arrivons à obtenir le renseignement qu’il nous fallait, il suffit d’attendre le « blue one » qui nous mènera à bon port.