Départ pour Chang Maï

A peine le temps de récupérer les sacs et les valises, d’emprunter un taxi qui après être resté bloqué dans les embouteillages fonce en se faufilant, ce qui en l’absence de ceinture de sécurité (ou plutôt absence de système d’attache, puisque les ceintures existent bien) n’est pas très rassurant.

Une fête foraine incroyablement bruyante enserre la gare, de telle sorte que nous ne pouvons être déposés à la porte et transportons gamelles et bidons entre les échoppes, les oreilles agressées par les hauts parleurs déversant des sons nasillards que nous fuyons très vite, dès que nous avons pu échanger nos billets d seconde contre d’autres en première, espérant passer une meilleure nuit.

Erreur : notre cabine individuelle est glaciale, on ne peut régler la clim et la proximité des toilettes nous vaut une odeur nauséabonde toute la nuit !

Au départ de Bangkok, le train roule doucement, s’arrête de longs moments, par la fenêtre je vois les voitures au ralenti, elles aussi, projeter des gerbes d’eau qui étincellent dans la nuit, nous longeons des baraques de bric et de broc, des familles vivent là entre gamelles et sac de sable et plus nous avançons, plus l’eau s’étend et domine, vaste miroir qui serait féérique, sous la lune cette nuit, s’il n’y avait pas cette population perdue au milieu des eaux, sur pilotis improvisés, lueurs tremblotantes d’un feu de bois et digues qui se font cascades.

L’odeur d’eau croupie pénètre dans notre petite cabine de 1ère classe, où bien à l’abri, nous traversons ce désastre que les mots des journaux ont déjà oublié !Image

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