Excursion à Ko Phi Phi

Dans chaque guest house, hôtel,  restaurant ou bouibouis, des dépliants vantent les excursions organisées pour une demi-journée, une journée ou plus si affinités, les prix sont négociables et le menu aménageable très souvent, mais on ne choisit pas toujours ce qui varie, ça peut être un problème !

Aujourd’hui « One day tour » à Koh Phi Phi avec Lanta Petpailin.

Un pick up vient nous chercher à l’aube, nous emmène au port, où l’on nous colle une étiquette de couleur, différente suivant les opérateurs et les excursions, ce qui permet d’un seul coup d’œil  aux différents intervenants d’être efficace dans le tri sélectif des touristes en quête d’aventure mais pas trop que nous sommes .

nage en eau claire

nage en eau claire

L’aller et le retour sont longs, 2 h, mais le trail boat nous emmène entre les falaises de pierres et de jungle, au coeur de la transparente Pileh Bay  nager et regarder les poissons multicolores que les grains de riz du guide ont attirés. Le ciel hésite entre le grand bleu et le gis, la mer a perdu son calme et nous bouscule et nous trempe d’embruns, en route vers Maya Bay.

Maya Bay où nous faisons halte pour déjeuner sur « la plage » de Di Caprio en compagnie d’un certain nombres d’amateurs, les longs trails boats sont côte à côte et les marins d’eau douce aussi

La Plage à Koh Phi Phi

La Plage à Koh Phi Phi

Brève halte obligée pour nourrir quelques babouins blasés et un peu écœurés avant d’être déposés, en attendant le bateau de retour, au port de Koh Phi Phi, vaste marché aux souvenirs sans charme. Nous nous posons un peu à l’écart pour siroter un jus de coco, les yeux dans la mer, loin du bruit et des mauvaises odeurs à proximité de l’embarcadère !

Arrivée à Koh Lanta

Après un petit déjeuner frugal avec vue sur la mangrove, les singes et les grands oiseaux blancs, nous longeons la rivière en attendant l’heure où le pick up viendra nous chercher pour nous mener au port (le transfert est compris dans le prix du billet que nous achetons directement au gérant de l’hôtel). Il bruine et les falaises se noient dans la brume de la lagune.

Matin de brume sur Krabi

Matin de brume sur Krabi

A l’heure dite un 4 X4 passe nous prendre, nous voilà entassés avec les sacs à dos sur la plate forme arrière, en route vers les port, où nous avons largement le temps de boire un café, d’échanger nos tickets contre d’autres tickets au guichet, avant que le bateau n’avale sa cargaison de touristes qui déposent une pyramides de bagages sur le pont. Longue traversée entre les pitons rocheux,  la lumière tamisée par des nuages qui s’épanchent par intermittence sur  nous. Arrêt en pleine mer, pour déposer et récupérer quelques touristes en quête de solitude sur Ko Jun, une île presque’ inhabitée, à peine quelques paillotes noyées dans la jungle.

douceur du soir à Koh Lanta

douceur du soir à Koh Lanta

Arrivés au port, négociations pour qu’un song taew nous emmène au koh lanta nice beach resort sur lequel nous avons (ou plutôt nos finances ont…) jeté leur dévolu, bungalows  au confort simple mais propres et plutôt calmes au fond d’un jardin, nous n’avons réservé qu’une seule nuit et nous avons bien fait puisque V. négocie pour les nuits suivantes un prix moins élevé, petit déjeuner compris. Nous aurions fait quelques mètres de plus, il y avait un peu mieux, et un peu moins cher…

Départ pour Krabi

Ce matin, nous visitons la maison de Jim Thomson*, un ensemble de maison plutôt, que celui-ci a fait reconstruire, belle architecture typiquement thaîlandaise en teck, coloré de rouge sang pour le protéger de l’humidité et des insectes. Luxe, calme et volupté, beaux objets et bouddhas énigmatiques,  le jardin qu’il a conçu comme sa jungle personnelle, en miniature bien entretenue par une armée de jardiniers. Profondes poteries dans lesquelles évoluent de minuscules poissons, lotus et trèfles d’eau, miroirs de l’âme et chants d’oiseaux, la sérénité à deux pas de la Bangkok affolée !

Maison de Jim Thomson à Bangkok

Aéroport encore, petit grignotage family mart, un taxi  nous a amené ici pour à peine plus qu’en transport en commun (on paie le métro en fonction de la distance parcourue).

1 h  de vol et Arrivée de nuit à Krabi, promptement embarqués dans un taxi qui nous emmène à notre hôtel, il fait très sombre, Au Krabi River Hôtel, j’avise le plat de nouilles sautées dont notre hôte semble se régaler, il  nous indique à deux pas un petit marché de nuit où nous dinons pour 40 baths (1€) sur des tables de plastique bleu, sous la lune.

Vol  de Bangkok à Krabi

Vol de Bangkok à Krabi

Une grosse pluie de mousson me réveille, matin gris, bruine et brume sur la mangrove.

*« Cheville ouvrière de la relance de la commercialisation de la soie thaïlandaise dans le monde, cet esthète de l’art asiatique a fait de son antre un véritable paradis où s’harmonisent végétation tropicale luxuriante, architecture siamoise et objets d’art prisés.
Dès son installation dans le pays à la fin de la Seconde Guerre Mondiale, Jim Thompson s’intéresse d’emblée à la soie que fabrique le pays et apporte un nouveau souffle à ses techniques de production et à son commerce, quelque peu anémique à cette époque. Grand amoureux des arts, il entreprend, à titre personnel, une quête de beaux objets qu’il conserve dans sa maison, l’élément majeur du musée. Il accumule ainsi, durant près de trente ans, un petit trésor de pièces anciennes de toute beauté, datant pour certaines de plusieurs siècles. »

La maison de Jim Thomson

Sur un coup de tête,  la crainte de rater notre avion pour Krabi,   le désir de découvrir la maison de Jim Thomson*,  nous nous faisons déposer à la station de  bus,  drôle de station en tenue de camouflage au milieu des boutiques, on ne l’aurait pas remarquée !

La maison des esprits, jardin de la maison de Jim Thomson à Bangkok

La maison des esprits, jardin de la maison de Jim Thomson à Bangkok

(après de laborieuses négociations avec notre hôtesse, qui nous accorde une remise de 900 baths sur la nuit que nous ne passerons pas dans le resort et  nous escorte à la banque afin que nous la payons en espèces)

Le bus arrive très vite et nous nous installons sur les seules places vacantes, au fond, posée sur les roues,  j’ai le sentiment d’être sur une balancelle et je savoure le décor kitsch de notre carrosse, petits rideaux roses à volants et siège de velours…

Pour les 139 baths (un peu plus de 3 euros) que nous coûte le trajet, nous avons le droit à un petit biscuit et un gobelet d’eau minérale, une petite fille en chaussettes joue, les autres passagers s’assoupissent, par la fenêtre on aperçoit l’étendue des dégâts provoqués par les inondations, monceaux de détritus,  putrides eaux stagnantes, dérisoires digues de sacs de sable, mais c’est le cleaning day et une multitude industrieuse s’applique à nettoyer les vestiges du désastre.

Une petite fille, dans le bus entre Khao Yai et Bangkok

Une petite fille, dans le bus entre Khao Yai et Bangkok

Arrivés à la gare de bus du nord « Mochit », nous sommes pris d’assaut par des chauffeurs en tong qui nous proposent, sans demander où nous allons, des courses à 350 puis 500 baths. La préposée du bureau d’information,  nous indique un taxi tout rose où nous nous enfournons, avec armes et bagages. Celui-ci  nous emmène à destination pour 101 baths … L’inconvénient est que notre chauffeur ne parle pas un mot d’anglais et ne semble pas connaître sa ville, heureusement V. lui indique le chemin et nous arrivons sans encombre, trouvons une chambre et réussissons à nous caser, sans avoir réservé.

Le temps de poser les bagages, nous filons à la boutique,  où le choix des présents est difficile tant les motifs et les couleurs nous enchantent, un petit trajet en métro avant de nous poser dans un resto très cosy installé dans une maison de teck perdue au milieu des buildings, havre de paix dans l’effervescence bruyante de la ville.  Un délicieux curry vert nous y enflamme le palais.

Retour à l’hôtel et tergiversations pour l’hébergement sur les îles…

* « La maison thaïlandaise de Jim Thompson à Bangkok, installée dans la verdure le long du khlong San Sap, est le musée d’un Américain tombé sous le charme du royaume au milieu du siècle passé. Cheville ouvrière de la relance de la commercialisation de la soie thaïlandaise dans le monde, cet esthète de l’art asiatique a fait de son antre un véritable paradis où s’harmonisent végétation tropicale luxuriante, architecture siamoise et objets d’art prisés. »