La maison de Jim Thomson

Sur un coup de tête,  la crainte de rater notre avion pour Krabi,   le désir de découvrir la maison de Jim Thomson*,  nous nous faisons déposer à la station de  bus,  drôle de station en tenue de camouflage au milieu des boutiques, on ne l’aurait pas remarquée !

La maison des esprits, jardin de la maison de Jim Thomson à Bangkok

La maison des esprits, jardin de la maison de Jim Thomson à Bangkok

(après de laborieuses négociations avec notre hôtesse, qui nous accorde une remise de 900 baths sur la nuit que nous ne passerons pas dans le resort et  nous escorte à la banque afin que nous la payons en espèces)

Le bus arrive très vite et nous nous installons sur les seules places vacantes, au fond, posée sur les roues,  j’ai le sentiment d’être sur une balancelle et je savoure le décor kitsch de notre carrosse, petits rideaux roses à volants et siège de velours…

Pour les 139 baths (un peu plus de 3 euros) que nous coûte le trajet, nous avons le droit à un petit biscuit et un gobelet d’eau minérale, une petite fille en chaussettes joue, les autres passagers s’assoupissent, par la fenêtre on aperçoit l’étendue des dégâts provoqués par les inondations, monceaux de détritus,  putrides eaux stagnantes, dérisoires digues de sacs de sable, mais c’est le cleaning day et une multitude industrieuse s’applique à nettoyer les vestiges du désastre.

Une petite fille, dans le bus entre Khao Yai et Bangkok

Une petite fille, dans le bus entre Khao Yai et Bangkok

Arrivés à la gare de bus du nord « Mochit », nous sommes pris d’assaut par des chauffeurs en tong qui nous proposent, sans demander où nous allons, des courses à 350 puis 500 baths. La préposée du bureau d’information,  nous indique un taxi tout rose où nous nous enfournons, avec armes et bagages. Celui-ci  nous emmène à destination pour 101 baths … L’inconvénient est que notre chauffeur ne parle pas un mot d’anglais et ne semble pas connaître sa ville, heureusement V. lui indique le chemin et nous arrivons sans encombre, trouvons une chambre et réussissons à nous caser, sans avoir réservé.

Le temps de poser les bagages, nous filons à la boutique,  où le choix des présents est difficile tant les motifs et les couleurs nous enchantent, un petit trajet en métro avant de nous poser dans un resto très cosy installé dans une maison de teck perdue au milieu des buildings, havre de paix dans l’effervescence bruyante de la ville.  Un délicieux curry vert nous y enflamme le palais.

Retour à l’hôtel et tergiversations pour l’hébergement sur les îles…

* « La maison thaïlandaise de Jim Thompson à Bangkok, installée dans la verdure le long du khlong San Sap, est le musée d’un Américain tombé sous le charme du royaume au milieu du siècle passé. Cheville ouvrière de la relance de la commercialisation de la soie thaïlandaise dans le monde, cet esthète de l’art asiatique a fait de son antre un véritable paradis où s’harmonisent végétation tropicale luxuriante, architecture siamoise et objets d’art prisés. »

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