De Keliki à Ubud, à pied

Immergée dans le paysage, émerveillée, tant de nuances de vert à traverser. Chemin étroit. Je marche derrière Nyoman. Le long du savant maillage des canaux d’irrigation, le   murmure de l’eau.

Je marche. Dans l’ombre bienfaisante des plantations, celle d’un bout de jungle égaré dans les rizières bien ordonnées.

Des petits temples, emmaillotés de sarongs jaunes (couleur du sacré) pour Dewi Sri, la déesse du riz

et tout près de la rivière Wos, dans le creux du chemin, un temple pour Vishnou

Nyoman me nomme les plantes et les fruits, les fleurs et les différentes sortes de riz, de palmiers. Il me désigne le chahut des écureuils dans les branches des arbres, dans le ciel les hérons, à portée de main les papillons aux ailes noires et bleues métallisées.

et puis les rencontres : avec le vieux monsieur, solitaire habitant de la jungle

avec un homme coupant l’herbe pour fabriquer les toits des maisons

Avec une jolie vache aux regard de biche

Etc.