Entre Passé et futur

 

De l’art de fluidifier

Cet ailleurs en trompe l’oeil

Où suis-je ?

Au bord de l’infini*, des douceurs sous blister à Gyeong Ju

Sous le noeud gordien de la modernité à Séoul

Ne pas négliger la force du dérisoire,

Regarder, étonnée,  le paysage, l’attitude ou le geste d’un personnage, les jeux d’ombres et de lumière

Vivre tout évènement quotidien dans les coordonnées de l’éternité pour écrire

L’inventaire rêvé d’un voyage loufoque et poétique.

 

* à gauche de la photo sous le tumulus, une tombe royale

Deux inconnus sur mon chemin (Séoul)

Séoul vue de nuit et d'en haut

Séoul vue de nuit et d’en haut

portrait d'un inconnu

portrait d’un inconnu Séoul

Cet homme, je ne le connais pas, pas même de nom. Croisé sur un chemin, sur les hauteurs de Séoul, à l’aller, m’a regardée passer, au retour, est venu vers moi, m’a serré vigoureusement la main, demandé d’où je venais, ce que je faisais, où j’allais, dans son anglais imparfait, et s’est posé, imposé, la ville à ses pieds pour que je tire son portrait. Ce que j’ai fait.

Inconnue à Séoul

Portrait d’une inconnue

Cette femme, je ne la connais pas, même de nom. Elle méditait, sur les hauteurs de Séoul, je me suis posée à ses côtés, sourires et barrière de la langue, mon petit dico franco coréen pas grand soutien.

Un coup de fil à son fils. D’autorité, à mon oreille le combiné : « how old are you »  ? Sa mère et moi avons le même, ils s’extasient !

Alors : « good friends »

Elle me prend par la main, m’emmène au restaurant, soirée de mimes et de rires, de complicité joyeuse et de légers malentendus.

Un tigre dans le temple

Un tigre dans le temple

Il y a les visions créatrices, mise en scène, songes et sortilèges. Chacun en porte la trace. Méconnaissable. Autour de la programmation du désert, les questionnements rassemblent les différents univers que nous aurions dû être.

Parcelles de ciel dans la cage du réel. L’ivresse existentielle met en œuvre rencontres et découvertes.

Ne t’essouffle pas.

Elis et relie les couloirs du temps,  la part des anges, Les fenêtres éclairées.

En toutes lettres, un monde imaginaire s’installe, essentiel, dans les méandres des renaissances.

Couleurs d’ailleurs (Séoul)

Dans la litanie de jours gris, envie de glisser les couleurs d’un marché dépaysé,

Un ailleurs en Asie

Dense la foule, affairée, bigarrée, autre alphabet, avec bonheur s’égarer, perdre ses repères, se retrouver,

Au dehors, à boire et à manger, au milieu des commerces beuglant leur publicité, écrans géant, camelots, couleurs flashy et contrefaçons sans façon

Au-dedans, cheminements  étroits entre les étals, croulant sous les couleurs

Parfois,  seule la minuscule tête d’une vendeuse émerge, comme posée là au milieu du fatras…

Fatras où l’on déjeune,  joue et dort entre deux clients, deux passants… en deux temps, trois mouvements