Reserva Esteros del Ibera

Une passerelle étroite au-dessus du marais, suspendue entre vert et bleu, mène à l’embarcadère de la Posada Ypa Sapukai, où je suis la seule hôte, avec les oiseaux et les chevaux de passage…

L'embarcadère de la Posada Ypa Sapukai

L’embarcadère de la Posada Ypa Sapukai

L’air est saturé d’humidité brûlante, la lumière éblouissante.

Tour de lancha avec Emilio, sa femme et sa petite fille, nous sirotons de conserve le maté, en contemplant les eaux briller, les oiseaux s’affoler et s’envoler,  les capybaras brouter et nager, des passagers clandestins sur leur dos, quantité de caïmans (yacaré en langue Guarani), plus rare le cerf des marais, fascination  de percevoir la vie singulière sur ces îles flottantes, pan de forêts égarés, marais dérivant dans un silence bruissant.

Argentine octobre novembre 2013 563

Arpenté le sable qui enserre les cuadras en VTT sous le cagnard,  les yeux écarquillés.  Dans le jardin de la Posada, les chevaux en maraude ne s’embarrassent pas de la présence de la Madone.   Emerveillée, je me balance dans un hamac, toute environnée du discours des oiseaux,  enchantement du temps suspendu.

Le repas d’un bel oiseau, un peu encombré d’un poisson surdimensionné pour son gosier,  pré mâché, avalé, le volume de son cou doublé de façon cocasse

Deux caïmans comatent avant de s’écharper dans des gerbes de boue noire, fascinant de voir la force qu’ils déploient avant de retomber dans une inertie de surface.

Autre excursion en lancha, de loin les cerfs des marais, la cigogne porte bébé, ici comme ailleurs, bébé yacaré et énormes capybaras dévorant, et encore, balade nocturne. Mais les noctambules ne se foulent pas, juste des vigognes et des lucioles, des crapauds qui donnent de la voix et la belle lumière de la pleine lune sur le chemin, mais pas de tatous, ni de cerfs nains, ni de félins, pas plus de hibou, juste ce silence sombre parsemé d’étincelles et c’est déjà délicieux.

Claudia, mon hôte, m’offre pour me consoler de l’absence de vie nocturne un Fernet Branca que je sirote en écoutant les chansons argentines que les grenouilles appuient en contre chant.

Argentine octobre novembre 2013 555

Dernier matin levée à six heures pour saluer les oiseaux baratineurs, un tour en bicyclette pour refaire « el sendero de los monos » (le sentier des singes) bien cachés cette fois-ci

Retour à la case départ, gare des autobus, en compagnie des gauchos, grand chapeau, large  ceinture cloutée et un petit foulard noué autour du cou, de mamans encombrées de bébés, de paquets, d’écoliers en uniforme … la touriste que je suis

Rafa, copain de Claudia m’y a emmené avec son 4/4 bien plus rapide et confortable que le collectivo mais nettement plus onéreux (800 pesos).  Il s’arrête en chemin pour me désigner iguanes, cerf des marais, nandous et les oiseaux évidemment.

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