Brèves de Corée du Sud (du côté de Busan)

Petit matin au 7ème étage du Comodore hôtel à Busan. Glissent les panneaux de papier de riz sur un horizon délavé de gris. Vue sur le port démesuré, les grues géantes et les ferrys.

Busan, en voiture, se faufiler sur l’autoroute à 5 voies, sortir de la ville cacophonique et désordonnée, les ponts roulants, les congélateurs haut comme des tours et dans lesquels le poisson acheté à bas prix est stocké en attendant le moment propice au profit, containers par milliers,  énormes usines d’où s’échappe une fumée infernale.

Des kilomètres de tunnel sous la mer, puis un pont sur la mer, puis des kilomètres dans le ventre de l’île.  En ligne droite. Le GPS garde le signal.

Une bruine insistante noie le paysage de montagne et de mer, traversées de tunnels hérissés de buildings. Océan indien, sous la pluie obstinée.  Un bateau de poche nous emmène, emballés de plastique, flâner dans le jardin botanique d’Oedo.

Un restaurant haut perché, mélanges de saveur avec vue sur petit port perdu et porte containers au large, dans la lumière du soir vacillant.

Nolebang (Karaoké) endiablé, dans un salon particulier éclaboussé de lumières colorées.

Dans la nuit, allongée sur mon lit, je vois les étoiles du ciel bouger, ce sont les ferrys qui s’en vont et passent sous le pont aux couleurs vives et changeantes.

Tongdosa, le plus grand temple de Corée, où se trouve une des reliques de Boudha, le silence de la spiritualité, les moines en gris et les nonnes. Ecrin de montagnes touffues de vert, qui contraste avec la frénésie de la ville, les colonies d’immeubles sans grâce, le trafic incessant.

Autre temple, celui du Paradis, tapissé de fleurs roses, blanches et mauves. Les cultures embaument. Des petites vieilles accroupies à l’ombre nous interpellent, voudraient bien nous vendre des cierges ou de minuscules figurines de boudhas qui tiendraient compagnie aux statues, se blottiraient au sein des  pierres entassées là pour formuler des voeux.

Les marchands du temple précèdent Yonggungsa, joliment perché sur la mer, les touristes viennent là. Ecriteaux rédigés en anglais, un petit air de small world boudhique à la Disney.

Bimbimpab et Shabu Shabu, balade en bord de mer, Le graphisme épuré des pins sur les  falaises, et les avant postes militaires, les barbelés au sommet pour ne pas oublier l’ennemi nord coréen, le marché aux poissons où vivent collés serrés dans des bassines en plastique de couleurs vives : poissons étranges, coquillages et crustacés inconnus.

Dans la nuit à la plage et 60 étages illuminés au bord de l’océan.  Inventaire à la Prévert de nos jours coréens.

Retour à Séoul. Course poursuite à la James Bond pour attraper le bus. Terminal planqué derrière un centre commercial, incognito derrière les panneaux, total coréen. Lost in translation.

 

 

 

 

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