Tanah Lot et Taman Ayun

A peine sortie de ma chambre, Raï est là qui m’apporte un thermos d’eau chaude pour la douche. Le peintre Dolit vient en voisin. Chants et chuchotement bercent le moment du petit déjeuner.

les fleurs de frangipanier, au parfum délicat, pour les offrandes, ou pour glisser derrière l'oreille,

les fleurs de frangipanier, au parfum délicat, pour les offrandes, ou pour glisser derrière l’oreille,

Avec Joh et Sylvie demi tour ce jour là, pour visiter le temple de Tanah Lot, c’est un peu le Mont Saint Michel de Bali, pour la beauté du site, et pour les marchands du temple et la foule de touristes qui s’y pressent,

Sur le chemin, une petite pause contemplation. Surpris de cette intrusion dans son paysage, comme nous par son apparition, un homme nu comme un ver, une main devant, une main derrière, sort du canal d’irrigation où il prend son bain,

Jamais seul sur le site de Tanah Lot

Jamais seul sur le site de Tanah Lot

Les couleurs du site de Tanah Lot  par Joh, le même jour ...

Les couleurs du site de Tanah Lot par Joh, le même jour …

Wayan Tara boit du Susu soda Gembiran dans le warung où nous déjeunons. Je ne sais pas de quoi il est fait ce soda, mais je trouve le nom trop joli...

Wayan Tara boit du Susu soda Gembiran dans le warung où nous déjeunons. Je ne sais pas de quoi il est fait ce soda, mais je trouve son nom et sa couleur très jolis…

Nous découvrons le Puri Taman Ayun dans la grande chaleur de début d’après-midi, mais c’est la fraîcheur du calme et du silence, la solitude des jardins bien soignés qui nous séduisent.

Nuls marchands du temple aux abords de Puri Taman Ayun, là tout n'est qu'ordre et beauté...

Nuls marchands du temple aux abords de Pura Taman Ayun, là tout n’est qu’ordre et beauté…

jardins du Puri Taman Ayun

jardins du Pura Taman Ayun

deux des Merus (autels à toits multiples) du Pura Taman Ayun

deux des Merus (autels à toits multiples) du Pura Taman Ayun

De retour à Keliki, un comité d’accueil enjoué à la porte du Balé : Laneng, Ewi, Wika

Lanang, Ewi, Wika joyeux comité d'accueil  à la porte du Balé

Lanang, Ewi, Wika joyeux comité d’accueil à la porte du Balé

Bienvenue à Keliki

Chaleureux accueil de Rai, Nyoman  et leur fils Eka , thé et galettes de riz à faire pâlir Gayelord Hauser apparaissent comme par magie, délicat parfum des fleurs de frangipanier posées sur un lit de princesse : bienvenue à la maison.

Etroite cour fleurie, sous l’oeil bienveillant d’une statue de Ganesh.

Les coqs et les chiens, les grillons et les oiseaux, quelques voix matinales, sur la terrasse du Bale de Nyoman le parfum du temps qui passe ailleurs.

Ce matin, comme chaque matin, la confection des offrandes, leur dépôt, revêtue d’un sarong, au temple familial , apaisante chorégraphie des femmes de ce bale* , les enfants encore rêveurs accroupis dans les allées,  le coq bavard sous sa cloche de bambou, les crapauds et les margouillats, les minuscules oiseaux noir et blanc, le drôle de cri du gecko. Les hommes, la serpe glissée dans la ceinture, partent aux champs.

Même pas peur des chiens qui aboient en reculant vaillamment. Un petit tour vers les rizières, juste derrière. Aux portes du Balé, un sympathique vieillard édenté prend la pause. Dans le  silence, le léger frottement d’un balai sur le chemin, les voix pointues des enfants, tous vêtus d’un  bel uniforme, sur le chemin de l’école.

8 h,  la légère fraîcheur du matin s’est évaporée, Nyoman me montre les belles araignées, nos gardiennes des moustiques (il n’y en a pas à Keliki) immobiles au centre de leurs dentelles tissées entre les branches du manguier.

Raï a commencé la peinture, minutieuse et précise. Il est doux de regarder la vie se déployer autour de moi.

* Bale : désigne « l’enclos familial » ceint de murs et les maisons qui le composent ainsi que différentes autres constructions, dont le temple, à l’usage des membres d’une même famille