de Mercedes (Corrientes) à Iguazu

Long trajet en bus, de Mercedes à Corrientes, puis de Corrientes à Iguazu. Voyage de nuit, en cama, avec la compagnie Rio Uruguay, à côté d’un chercheur d’or jovial et content de son sort, fier de sa fille (dont il me montre la photo en tenue de carnaval : superbe créature !), de sa moto et des monstrueuses machines qui extraient de la terre de San Juan de Los Andes les pépites qui lui feront gagner des sous, et puis de sa femme aussi… On ne dîne pas si mal et le vin est bon, on trinque même au champagne en riant de ces drôles de rencontre… On échange nos places,  il quitte le bus bien avant moi, c’est son retour en week-end dans sa famille avant de reprendre une longue semaine de travail.

A 5 h du matin une jeune fille me secoue doucement, elle doit  envoyer un message à sa maman, et c’est de mon portable dont elle a besoin. Mission que de taper un texto en espagnol dans le noir… finie ma nuit écourtée…

Arrivée un peu en retard à Puerto Iguazu, le temps de déposer mon sac, de prendre un café con leche et un billet d’autocar pour les chutes côté Brésil, je repars sans me poser, un brin épuisée mais heureuse. Dans le bus trans frontière, les premiers petits français rencontrés (mais étudiant pour 6 mois en Uruguay !) depuis mon arrivée !

Noelia Hostel à Iguazu

Noelia Hostel à Iguazu

Un long serpent de touristes pour prendre les billets à l’entrée du parc et un autocar nous emmène vers le panorama grandiose – eh oui, il y a des clichés inévitables – des chutes. Puissance de l’eau, vocifération des tourbillons, vertige devant l’immensité du site,  mais un fouillis de touristes, les coatis voleurs, la foule qui me pousse et m’emporte nuit un peu à la magie du lieu. ..

Fascinant spectacle, pourtant. Arcs en ciel, brume d’eau, le grand bleu du ciel sur le vert intense de la forêt, la terre rouge brique, un envol de papillons jaune vif, des  papillons géants bleu indigo, des singes se balancent nonchalamment de branche en branche et cette eau bouillonnante qui surgit de partout et se précipite en furie des dizaines de mètres plus bas, traversée par le vol des Jote Negra voltigeurs et charognards tout à la fois.

Il y a encore le « parque de los aves » oiseaux rares bigarrés, posés là dans un décor familier bien qu’un brin grillagé. Papillons et colibris, toucans, serpents et yacaré leur tiennent compagnie.

Retour à Noelia, sur la terrasse, le temps de recharger mes batteries et celles de mes accessoires, je me pose, le chant des oiseaux, le grincement d’une musique en bas, les voix aigrelettes des enfants, un moteur pétaradant et le ronronnement de quelques appareils domestiques…

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La compagnie Crucero del Norte fait la navette entre le terminal de Puerto Iguazu et l’entrée des chutes côté Brésil : 60 pesos A/R (ne pas oublier son passeport !)

Entrée des Cataractes côté Brésil : 222 pesos argentins (il vaut mieux avoir des réals, on peut aussi payer en euros, il faut avoir des petites coupures

Parque de los Aves : 110 pesos

Pension Noelia à Puerto Iguazu, proche du terminal des autobus une nuit en dortoir (3 lits superposés et une salle de douche/WC, ventilo) avec un petit déjeuner sympa (des fruits frais !) 60 pesos

Buenos Aires, Argentina

Un soir de février 2013,  E. prend son envol pour l’Argentine, Buenos Aires, si loin, en plein été

Elle s’en va

Reviennent les clichés sur ce pays, le désir d’aller la retrouver, partager un peu de ce rêve mûri en secret

place de Mai, Révolte et Maison Rose

place de Mai, mère, Révolte et Maison Rose

Milonga et Tango à San Telmo (Buenos Aires)

Republica de la Boca, les couleurs du Caminito

Republica de la Boca, les couleurs du Caminito

Fini la dictature, vive Mafalda

Mission, le bouillonnement fascinant des chutes à Iguazu

Mission, le bouillonnement fascinant des chutes à Iguazu

Faune de passage dans le paysage

des gauchos, avec ou sans chevaux !

des gauchos, avec ou sans chevaux !

Juste avant l’hiver,  je change d’hémisphère, la tête à l’envers, m’en vais au printemps.

Vol de nuit.

A mes côtés un gentleman courtois, à l’humour très british, bien que tout à fait suisse.

Le personnel de bord le prend pour mon époux… mais…

Lui s’en va crécher chez des amis qui se sont offert dans le nord, à 3 H de route de  Salta, un domaine de 200 000 hectares…

Moi, je rejoins les fastes délabrés de San Telmo, hôtel meublé pour expatriés désargentés, auberge espagnole en Argentine…

Somptueux lever de soleil sur le Brésil, dentelles d’eaux miroitantes découpées sur vert profond  et le flamboiement jaune orangé qui s’en élève ou les couronne.

Nous entrons en Argentine dit la petite voix venue de nulle part.

Budget :

Vol direct Air France Paris/Buenos Aires 1175 € , il y a bien moins cher (aux alentours de 800 €) mais moins direct sur le Net

Aéroport/Centre : Bus Manuel Tienda Leon 10 € , de là prendre un « Remis » (taxi partagé) ou commander un taxi (pour rejoindre mon adresse à San Telmo : 5 €)

Un taxi pour le Centre coûte 43 € (intéressant pour qui voyage à plusieurs… seul l’option bus est plus intéressante, il y a également un service de minibus pour 55 pesos/personne, qui ne fonctionne pas le week end)