Lanzarote (clichés) 2

Baignée de rumeurs et de silence, être seule, loin des liens, des miens, près de moi, décalée,  petit pas de côté.

Comme les pensées, comme les sentiments, entraînés par la vent, l’ombre et la lumière tour à tour enveloppent un paysage rude, noir et brun mêlé de sang, au loin le bleu insolent de l’océan rebrodé de blanc éclatant.

Montagna di fuego, Timanfaya. Univers lunaire, austère, accentué par les nuages qui plombent la lumière. Des cratères, d’intenses drapés de lave et de poussière, des sculptures altières. Tant de magma aggloméré. Art brut des millénaires. On ne fait que passer dans ce paysage décomposé.

Route de la Geria. Patience et foi des hommes qui pour un peu de vin donnent tant de temps et ordonnent le chaos omniprésent.

Le ciel sombre fait écho au noir profond du basalte. Mon désir de bleu, de lumière se perd dans une symphonie de gris. Je me sens bien pourtant, solitaire, silencieuse, portée par le vent, le vide et l’absence.

***

Le Parc National de Timanfaya est interdit aux voitures particulières et aux randonneurs, seuls des autocars habilités (9 €/pers) en permettent l’aperçu le long d’une route de 8 km à l’intérieur du parc.

Il est possible de randonner dans le parc naturel des volcans, alentour. J’avais réservé la randonnée sur la lune. Pas pu la faire, avec une seule jambe, c’est  moyen, mais très bon contact par mail avec Gilles,  un des organisateurs.