Buenos Aires (3)

Partie en métro pour la Recoleta, les stations changent judicieusement de nom selon les lignes, mais il suffit d’avoir le sésame pour aller où l’on veut. Dans le wagon, deux petites filles dont la plus jeune n’a pas 4 ans, et va pieds nus, sous la surveillance de sa grande soeur, déposant les petites images qui lui rapporteront de l’argent, ou un non apitoyé des voyageurs fatigués.

Ciel bleu pommelé de blanc sur le quartier,   un petit parfum d »avant.  Et sur le vieux  combi Wolkswagen « Amor » encore…

Comme un retour en arrière

Comme un retour en arrière

Le but de la visite évidemment, c’est le cimetière, et la modeste tombe d’Evita devant laquelle je passe une première fois sans la voir…

Marche arrière à la suite de touristes prévoyants, munis d’un plan.

Elle repose là, dans une allée étroite, plus modeste et discrète que les anges et les soldats montant la garde pour l’éternité,

E. dans la cuisine de la rue Peru

E. dans la cuisine de la rue Peru

Retour rue Peru. Déjeuner préparé par T. petit pain rond empli de viande et légumes en sauce, un régal. Tentative d’aller revoir Pablo et Sonia à la Boca, mais le bus que l’on hèle ne s’arrête pas. Les chauffeurs sont comme ça… pas forcément d’humeur à s’arrêter, ou s’arrêtant et il faut grimper au vol, gare aux rêveurs !

C’est dimanche et c’est feria à San Telmo, les tambours entêtants nous poursuivent dans une marche piétinée hallucinée, précédés de danseurs en transe, grand déballage et petits marchands, des délices fait maison dans un grand cabas, un chariot à provision, sur une table pliante, venus du Venezuela, de Colombie ou bien d’ici, la débrouille en marche sur les pavés disjoints, entre les belles maisons épuisées, dans la douceur du printemps, la foule déambule au milieu des marchands, on boit un verre pour un concert, on déguste une glace en contemplant encore la milonga plaza Dorrego.

Couples improbables, une minuscule petite vieille, aérienne, danse avec grâce au bras d’un indien dont ma voisine me dit d’un air entendu qu’il s’agit de son mari. Il est bien plus jeune qu’elle et la fait tanguer avec amour.

O regarder les jeux de jambes, jeunes gens gracieux et vieux messieurs, belles dames et filles en fleurs, tous concentrés et ravis par la musique qui les entraîne.

Un thé rouge plus tard, réintégré ma petite cellule ce soir…

Le charme des petites passages dans « Defensa » à San Telmo

Musique pour tout le monde

Musiciens a la feria de San Telmo

Musiciens a la feria de San Telmo

Peace and Love au crochet pour les autres…

Love et crochet kitsch a la feria de San Telmo

Love et crochet kitsch a la feria de San Telmo

Buenos Aires, Argentina

Un soir de février 2013,  E. prend son envol pour l’Argentine, Buenos Aires, si loin, en plein été

Elle s’en va

Reviennent les clichés sur ce pays, le désir d’aller la retrouver, partager un peu de ce rêve mûri en secret

place de Mai, Révolte et Maison Rose

place de Mai, mère, Révolte et Maison Rose

Milonga et Tango à San Telmo (Buenos Aires)

Republica de la Boca, les couleurs du Caminito

Republica de la Boca, les couleurs du Caminito

Fini la dictature, vive Mafalda

Mission, le bouillonnement fascinant des chutes à Iguazu

Mission, le bouillonnement fascinant des chutes à Iguazu

Faune de passage dans le paysage

des gauchos, avec ou sans chevaux !

des gauchos, avec ou sans chevaux !

Juste avant l’hiver,  je change d’hémisphère, la tête à l’envers, m’en vais au printemps.

Vol de nuit.

A mes côtés un gentleman courtois, à l’humour très british, bien que tout à fait suisse.

Le personnel de bord le prend pour mon époux… mais…

Lui s’en va crécher chez des amis qui se sont offert dans le nord, à 3 H de route de  Salta, un domaine de 200 000 hectares…

Moi, je rejoins les fastes délabrés de San Telmo, hôtel meublé pour expatriés désargentés, auberge espagnole en Argentine…

Somptueux lever de soleil sur le Brésil, dentelles d’eaux miroitantes découpées sur vert profond  et le flamboiement jaune orangé qui s’en élève ou les couronne.

Nous entrons en Argentine dit la petite voix venue de nulle part.

Budget :

Vol direct Air France Paris/Buenos Aires 1175 € , il y a bien moins cher (aux alentours de 800 €) mais moins direct sur le Net

Aéroport/Centre : Bus Manuel Tienda Leon 10 € , de là prendre un « Remis » (taxi partagé) ou commander un taxi (pour rejoindre mon adresse à San Telmo : 5 €)

Un taxi pour le Centre coûte 43 € (intéressant pour qui voyage à plusieurs… seul l’option bus est plus intéressante, il y a également un service de minibus pour 55 pesos/personne, qui ne fonctionne pas le week end)