De Gangi à Cefalu

La route traverse la montagne, brodée de neige, vent glacial. On ne croise que les chèvres, les vaches, un berger. A Castelbuono, la vie au ralenti, en demi teintes, régal de pâtes aux champignons et aux amandes dans l’Enoteca déserte. Le patron du bar Cin-Cin, en mal de conversation française, à laquelle je ne comprends pas tout.

 

 

La route serpente encore vers Pollina, perchée sur son rocher. 3 jeunes garçons jouent au ballon et se renseignent sur cette drôle de touriste solitaire. Les ouvriers aussi qui me demandent si je suis une « tourista ». Le soleil, le ciel bleu aux abonnés absents. La magie du silence, le vide apaisant.

 

Cefalu, le froid pénétrant. Le loueur d’Airbnb nous plante là. Les sympathiques propriétaires du bed and breakfast d’en face, à qui je ne raconterai pas ma vie mais qui acceptent de défaire le « letto matrimoniale » pour nous préparer des lits jumeaux. La pluie nous suit. Lumière changeante. Vagues énormes. Longue balade et pause au bar. Aperol Spritz. J’avais oublié le nom de cette boisson orangée que les jeunes sirotent à cette heure, en parlant d’abondance.

« Loin d’être candide en pensant que tout va bien, on a conscience que le chaos existe. On ne se laisse pas cependant intimider en s’imaginant qu’il peut quelque chose contre l’existence et son essence. Ainsi, on traverse la tempête au lieu de se laisser submerger par elle. Foi insubmersible dans le principe harmonieux de toute chose, la sagesse est alors non seulement un bonheur, mais le bonheur même » Bertrand Vergely « Deviens qui tu es »

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