Sanur

10 octobre 2012

Débarquer, venir du gris, de la pluie et se poser, décalée, dans la touffeur de midi. Bienvenue à Bali sourit la géante sur son affiche.

Je suis attendue, et ma chambre réservée pour la nuit à Sanur où je ne fais que passer.

Après midi indolente, longue promenade les yeux dans le bleu de la mer, un massage à 4 mains parce que les touristes sont rares,  la jeune femme à qui je confie la fatigue du voyage partage  avec sa voisine, moins bien lotie. Bienvenue à Bali.

La plage désertée, sauf du côté des villas luxueuses et du grand hôtel Hyatt où quelques touristes tournent résolument le dos à la mer. L’important est le bronzage, pas le paysage.

Un cerf volant déploie ses ailes bleu profond, la barrière de corail dessine sur l’horizon de froufrouteuses dentelles blanches.

Une petite famille balinaise fait trempette, la mamie et ses petites filles se baignent toutes habillées, le papa en caleçon, tandis que la maman fait ses emplettes auprès d’une jeune fille aux pieds nus, sa petite échoppe sur la tête et c’est un en-cas joliment présenté sur sa feuille de bananier, à déguster tous accroupis au bord de l’eau.

Dépôt d’offrande du soir, quelques pétales de fleurs et de l’encens se consument dans une petite corbeille de feuilles de palmier, à deux pas des tuyaux de tout à l’égout plongeant sans vergogne dans l’océan,

Des concerts live sous les étoiles, country et jazz sans conviction, musique dépossédée de son public, la ville est si calme en basse saison. Je me laisse bercer par leur mélancolie douce et cette envie de sombrer dans le sommeil qui me prend.

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